On a commencé à en parler dans le post d’avant, mais à ce stade du voyage, on commence à traverser des grands parcs nationaux américains. Bon, on en avait pris plein les yeux avant, parce que des grands espaces, il y en a des tas, et des parcs régionaux, il y en a beaucoup aussi. Les parcs nationaux, par contre, il n’y en a qu’une cinquantaine. Ce sont des parcs régionaux qui méritent VRAIMENT le détour (dixit Henrique). Chacun est exceptionnel. On en trouve une certaine concentration aux croisement du Colorado, de l’Utah, et de l’Arizona. Sand dunes, et ses dunes de sables gigantesques. Mesa Verde, et ses habitations indiennes troglodytes. Grand canyon, et son grand canyon (ba oui). L’ironie de la route fait qu’on aura pu voir les deux premiers, dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant, mais par le troisième, qu’on a pourtant vu et revu pendant des années, sur des cartes postales, à la télé. C’est pas grave, on reviendra. La seconde particularité des parcs nationaux américains, la première étant leur spectacularisme, c’est qu’ils sont très facilement accessible en voiture. On conduit dans des endroits superbes, on se gare à coté de vues vertigineuses, et fatalement, on prend des photos au milieu de nombreux autres touristes. On a essayé de capturer ce mélange de grandiosité et d’engueulades prosaïques, de contemplation et de discussion parasites, de beauté et de sueur du voisin.

Bon, on est tous le con de quelqu’un d’autre, et je suis sûr que notre présence à aussi pesé à d’autres personnes. On a beau se dire qu’on voyage différemment, on reste des touristes comme les autres. Et c’est bien! D’autant qu’il faut bien avouer que si on est pas les seuls à en profiter, le spectacle n’en est pas moins fascinant, et on a aucun mal à s’asseoir, poser son sac et profiter du paysage pendant quelques minutes. En fait, la présence de la foule au milieu de la majesté de ces paysages met encore plus en exergue l’écart entre la grandeur, la majesté et la puissance de la nature, et la nature intrinsèquement minuscule des préoccupations humaines.

(C’était l’été dernier, aux Etats Unis, nous étions deux, et cette étape est racontée par Henri. Le premier épisode ici )

 

Music, Burgers & Freedom #11 – Les grands parcs