La route qui longe l’est de la Californie est longue, longue et nous as amené finalement jusqu’au Nevada, vers Black Rock City. Mais on en reparlera un peu plus tard (Posts #15 et #16), revenez bientôt. Pour l’instant, petit saut en avant pour la suite du périple, dix jours à travers la Californie. La Californie, la terre rêvée, le bout du monde.

Autant dire qu’avec tout ça, nos attentes sont hautes. La Californie allie à la foi des espaces naturels grandioses, des montagnes imposantes, une côte magnifique, et quelques unes des villes le plus dynamiques du monde, économiquement et culturellement. On essaye de faire un planning nous permettant de voir le maximum, sans trop nous presser. Pas facile. On est confrontés à l’éternelle question de passer rapidement au travers des paysages et en voir un maximum, ou prendre son temps, et profiter. Le classique dilemne du voyageur, quoi, condensé en une semaine. On optera finalement pour deux grosses étapes, Yosemite puis San Francisco, et entre les deux, des campings un peu plus discrets.

Et on file donc pour Yosemite, le mythique, le mystique, le grand parc des grands parcs. Yosemite en une photo, ce serait celle ci, présente sur tous les appareils de touristes qui se respectent. Surtout avec le soleil au rendez-vous.

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Et il faut dire qu’il y a une bonne raison pour ça. La vallée s’étend à nos pieds, les montagnes semblent encadrer cette rivière de pins qui descend, descend jusqu’on ne sait pas où. On se sent l’ardeur d’un pionnier, on voudrait explorer chaque recoin de cette étendue sauvage. On fait abstraction pendant quelques instants de la confusão ambiante.

Et oui, c’est un peu le coup classique des parcs nationaux américains. Les plus beaux points de vue sont accessibles facilement en voiture, et sont donc très peuplés. Mais au prix de quelques efforts, on peut aussi facilement se retrouver dans des chemins déserts, et profiter de la nature. Après-midi contemplative, on profite de la forêt. Le calme… Et les oiseaux. On sort le dictaphone, on essaye de capturer le moment, le son du vent dans les arbres, la paisibilité (je sais) qui se dégage de l’instant. On sait pas trop à quoi ça servira; ça viendra rejoindre la collection de bruits et ambiances que nous accumulons depuis le début du voyage.

Il se trouve que les sons enregistrés ce jour la servirons quelques mois plus tard, en préparant l’EP de Victoire; les oiseaux que vous entendez sur “Vieille chanson du jeune temps”, ce sont ceux là.

Comme quoi, si l’inutile, le non prévu, ou l’envie du moment peuvent sembler vain, ils peuvent aussi parfois prendre du sens des mois après.

(C’était l’été dernier, aux Etats Unis, nous étions deux, et cette étape est racontée par Henri. Le premier épisode ici )

 

Music, Burgers & Freedom #13 – California luv