Photograph : Andreia Oliviera

Victoire Oberkampf a le monde dans la peau et une voix douce et chaude pour le raconter.

Son univers se trouve quelque part entre la folk, le gospel et la musique du monde, très influencé par ses différents voyages en Afrique, au Brésil, mais aussi par les chansons françaises de son enfance. Dans ses influences, on retrouve des artistes aussi différents que Bessie Smith, Ben Harper, Piers Faccini, Barbara, Camille ou Radiohead.
Après avoir fait ses armes sur les scènes parisiennes avec le groupe Elessar (ex-No Mountain), pour lequel elle était la chanteuse lead portée par 13 musiciens, elle décide de se lancer en solo et de faire entendre ses propres textes et chansons.

Elle part alors avec sa guitare et va s’installer à Lisbonne, où le parvis du château et les bars sont son terrain d’entrainement. C’est là qu’elle sort son tout premier EP, auto-produit, qu’elle interprétera quelques mois plus tard en direct sur France-musique pour la fête de la musique, à l’Hotel d’Albret, invitée par Arièle Butaux.

S’en suit un deuxième Ep en 2014, intitulé Diario do Verão, un carnet de voyage en images et en chanson, où l’on voit Victoire chanter en Afrique, au Portugal, et en France dans les endroits qui l’inspirent.

Elle part ensuite chercher de nouvelles couleurs au Brésil, à São-Paulo, où elle rencontre des musiciens uniques, et réalise son rêve de sortir un Ep de Gospel. C’est ainsi que nait Spiritual, là encore un Ep fait à la main, en sérigraphie, illustré par une artiste brésilienne qui monte, Paula P Rezende dont les sirènes géantes habitent déjà de nombreuses rues de la mégalopole.

Cet Ep débouche sur une tournée de 8 dates, en France, en Belgique et en Allemagne, sur le concept des House-concerts. Une série de concerts intimistes, avec chaque fois un accueil chaleureux du public.

Toujours à l’affut de nouvelles inspirations, Victoire ne s’arrête pas là et met ensuite le cap sur New-York pour se nourrir de la folk américaine qui l’a toujours porté.

Elle y reste 1 an 1/2 et se concentre sur la composition, testant tout de même régulièrement ses nouvelles chansons sur le public dans de jolies salles de la capitale, comme le mythique Piano’s, Freddy’s ou The Way Station.

New-York fait bouillonner sa créativité et amène de nouvelles rencontres, notamment celle de Jeffrey Pupa et Matt Moir avec qui elle monte un nouveau projet : Frank Blood. Un projet musical sombre et entêtant, un mix d’electro-disco qui débouche sur un Ep, Soft Palace (2016).

En parallèle, elle continue de composer des chansons pour son projet personnel. Elle est en constante réflexion sur la manière de sortir sa musique dans une industrie qui change constamment. En faisant le constat que l’écoute des gens a changé, de l’importance des réseaux sociaux et des images dans la diffusion et l’écoute de la musique, elle décide à partir de l’été 2017 de sortir une chanson par mois, avec un clip à chaque fois. C’est ainsi que sortent progressivement Before the storm, Song for a city, Que calor (avec Frank Blood) et Dusty Withers, qui sont toutes des compositions new-yorkaises. Le son de ses chansons évolue petit à petit vers des arrangements plus aboutis, plus aériens et planants. Victoire Oberkampf est une artiste mobile, indépendante et en constant changement. Vous pouvez découvrir son univers et ses nouveautés sur sa page Facebook et sur Instagram.